IMG 8520Nouakchott,  09/12/2018 Le commissaires aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire aux relations avec la société civile, M. Mohamed Lemine Ould Sidi, a souligné que la réforme institutionnelle engagée par la Mauritanie dans le domaine des droits de l’Homme a permis

la création de plusieurs mécanismes nationaux qui opèrent en

collaboration avec les organisations de la société civile et les institutions internationales pour promouvoir les droits de l’Homme. 
Le commissaire, dont les propos sont survenus dans le discours qu’il a adressé, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l'Homme, a affirmé que la Mauritanie est déterminée, à travers tous ses programmes et stratégies, à renforcer et à défendre les droits de l’Homme dans le cadre d’un partenariat impliquant tous ses partenaires.
Il a enfin exhorté tous les acteurs nationaux et les partenaires au développement de la Mauritanie à contribuer significativement à cet effort devant donner aux droits de l’Homme tous l’intérêt et les soins nécessaires.
Voici une traduction du discours du commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire aux relations avec la société civile :
Mesdames et Messieurs
Notre pays célèbre demain, à l’instar de la communauté internationale, la journée internationale des droits de l'Homme, qui coïncide cette année avec le 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée le 10 décembre 1948. 
Cette déclaration a constitué un évènement majeur dans l’histoire de l’humanité, eu égard aux valeurs et principes qu’il a contenus et qui ont fait l’objet d’un choix des nations modernes pour en faire une charte internationale qui défend et préserve la dignité humaine et un frein devant la répétition des violations qui étaient à l’origine des peines et des souffrances de l’humanité pendant longtemps. 
Mesdames et Messieurs
Les droits de l’homme ont connu en Mauritanie, au cours de la dernière décennie, sous la direction clairvoyante de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, un bon qualitatif manifesté par les acquis importants et diversifiés opérés aux plans et au niveau du renforcement et de la protection des droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels visant à bannir toutes les séquelles de l’esclavage, à renforcer le cadre juridique de défense des droits de l’homme, à améliorer les conditions de vie des détenus dans les institutions carcérales, à prévenir la torture et à lutter contre toutes les pratiques nuisibles pour l’enfant et la femme. 
C’est dans ce contexte que notre pays a adhéré toutes les principales conventions internationales et régionales dans le domaine des droits de l’Homme et ses principaux protocoles facultatifs. 
Il a également établit des liens étroits avec les comités de supervision de l’application de ses conventions par le biais d’une bonne collaboration avec les différents comités onusiens, arabes et africain. Cela se manifeste par la présentation périodique des rapports. Cela se concrétise également par comportements positifs et constructifs à l’endroit des rapporteurs spéciaux de ces institutions internationales. 
Parallèlement à ces efforts un bureau du haut commissariat des droits de l’Homme à été ouvert Nouakchott, en plus de l’élection de notre pays, pour la première fois, membre dans plusieurs comités onusiens. 
Mesdames et Messieurs 
La réforme institutionnelle dans le domaine des droits de l’Homme a permis la création de plusieurs structures nationales qui coopèrent avec les organisations de la société civile et les institutions internationales pour la promotion des droits de l’Homme.
Outre le commissariat aux droits de l’Homme, ces structures comprennent l’agence nationale Tadamoune pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage, l’insertion et la lutte contre la pauvreté, les organisations indépendantes des droits de l’homme, créés suivant les normes internationales.
Il s’agit de la commission nationale des droits de l’homme et du mécanisme national de prévention de la torture. Tout cela a permis l’offre des garanties recommandées pour la protection des droits de l’homme.
Mesdames et Messieurs 
Dans le domaine de la lutte contre les séquelles de l’esclavage, le gouvernement a procédé ces dernières années à l’exécution des recommandations de la feuille de route pour l’éradication des séquelles de l’esclavage et ses formes contemporaines par le renforcement de l’arsenal juridique dans le domaine, l’organisation des campagnes de sensibilisation et la mise en œuvre de plusieurs programmes économiques et sociaux au profit des franges sociales ciblées.
Il a été procédé également à la création des tribunaux spéciaux pour les questions de l’esclavage et l’institution de la journée du 6 mars, une journée nationale de lutte contre les pratiques esclavagistes. 
Le gouvernement a également effectué, en collaboration avec les partenaires concernés, une évaluation exhaustive de tout ce qui a été réalisé dans le cadre du plan d’action relatif à la feuille de route. 
Dans le domaine du renforcement de la cohésion nationale par le règlement du dossier du passif humanitaire, le gouvernement a mis en application, avec le concours des partenaires de l’accord tripartite en vertu duquel a été organisée ‘’l’opération retour des réfugiés’’ au terroir dans des conditions saluées par la communauté internationale.
Il a également engagé une concertation étroite avec les parents des victimes, les leaders d’opinion et les oulémas, soldée par le règlement de ce dossier, à travers l’indemnisation des parents des victimes, l’insertion des anciens fonctionnaires et agents de l’Etat dans leurs départements d’origine et de le faire bénéficier des droits à la retraite. 
Mesdames et Messieurs,
Cette année a vu la présentation par notre pays de trois rapports relatifs à la lutte contre toutes les formes de discrimination, de torture ou d’atteinte aux droits de l’enfant. 
La Mauritanie a également accueilli des missions du comité africain des droits de l’homme et des peuples, du BIT et du parlement de l’UE et des pays du Caraïbes. 
Elle a également abrité les travaux de la 62ème session ordinaire du comité africain des droits de l’homme et des peuples et ses forums préparatoires dans la période du 25 avril au 9 mai 2018.
Mesdames et Messieurs,
L’Approche de la gouvernance démocratique fondée sur le dialogue nous a permis d’organiser cette année des élections municipales, régionales et parlementaires transparentes avec la participation de toutes les composantes du paysage politique : majorité et opposition dans un climat de paix et de saine concurrence.
Il a été procédé également cette année, pour la première fois et dans le cadre d’un suffrage direct, à l’élection des conseils régionaux afin de renforcer la décentralisation et le développement local, concrétisant ainsi les récentes réformes constitutionnelles.
Sur le plan de la bonne gouvernance, la lutte contre la gabegie était un pilier essentiel de la politique du gouvernement durant ces dernières années. Cela a donné lieu à la ratification de deux conventions de l’ONU et l’UA pour la lutte contre la gabegie et pris un certain nombre de dispositions pour garantir la gestion rationnelle des ressources publiques et la réalisation des projets structurels sur le budget de l’Etat au profit des couches défavorisées. 
Mesdames et Messieurs, 
Sans la volonté sincère du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, ces réalisations visant à faire positionner notre pays dans le concert des nations civilisées, n’auront pas lieu. 
Mesdames et Messieurs, 
Les priorités du gouvernement du Premier, l’ingénieur Mohamed Salem Ould El Bechir, contenues dans la déclaration de politique générale du Gouvernement, portent sur la poursuite des efforts visant le renforcement et la protection des droits de l’Homme, afin de bâtir une société émancipée et fondée sur l’Etat de droit et des institutions, l’ancrage de la démocratie, l’instauration de la justice et le respect des libertés, à travers le développement et la généralisation de l’accès aux services sociaux de base au profit de tous les segments du peuple mauritanien.
Dans ce cadre, il sera procédé, l’année prochaine, à la mise en œuvre d’un plan de modernisation du département chargé des droits de l’Homme, en plus de la revue de la loi relative à la société civile, tandis que le gouvernement continuera sa collaboration avec les instruments des droits de l’Homme et l’élaboration et la présentation de ses rapports, en application de ses engagements régionaux et internationaux.
Mesdames et Messieurs, 
La Mauritanie est déterminée, à travers tous ses programmes et stratégies, à renforcer et à défendre les droits de l’Homme dans le cadre d’un partenariat impliquant tous ses partenaires.
A cette occasion, j’invite tous les acteurs nationaux et nos partenaires au développement à contribuer significativement à cet effort devant donner aux droits de l’Homme tout l’intérêt et tous les soins nécessaires.
Je vous remercie